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samedi 29 août 2015

Harry Potter T1 : A l'école des sorciers de J.K. Rowling


Edition : Folio junior
Format poche
Parution : 15/03/2007

322 pages



Résumé : Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l'emmener à Poudlard, une école de sorcellerie !
Voler en balai, jeter des sorts, combattre les trolls : Harry Potter se révèle un sorcier doué. Mais un mystère entoure sa naissance et l'effroyable V..., le mage dont personne n'ose prononcer le nom.

dimanche 5 juillet 2015

Chroniques lunaires T3 : Cress de Marissa Meyer


Edition : Pocket jeunesse
Grand format
Parution : 16/10/2014
672 pages


Résumé : Cinder et le capitaine Thorne se sont enfuis aux côtés de Scarlet et de Loup. Le groupe rebelle projette de renverser la reine Levana et son armée. Mais, le seul espoir de la résistance réside dans Cress, qui, emprisonnée dans un satellite depuis l'enfance avec ses écrans pour seule compagnie, est devenue un hacker imbattable. Malheureusement, la reine Levana a d'autres projets pour elle, et libérer la jeune fille pourrait bien leur coûter cher...

lundi 15 juin 2015

Chroniques lunaires - Prequel : Levana de Marissa Meyer


Edition : Pocket jeunesse
Grand format
Parution : 16/04/2015

256 pages


Résumé : « Miroir, mon beau miroir, qui d'entre toutes est la plus belle ? »

Bien avant de devenir la cruelle et magnifique reine des Lunaires, bien avant que Cinder, Scarlet et Cress ne se rencontrent, Levana a vécu une tout autre histoire. Une histoire d'amour et de guerre, de trahison et de mort. Une histoire qui n'a jamais été contée... jusqu'à présent.

jeudi 15 mai 2014

Mystic City - Livre 1 de Theo Lawrence


Edition : Pocket jeunesse
Grand format
Parution : 02/01/2014
416 pages



Résumé : Aria Rose est l'héritière d'une des plus puissantes familles de Mystic City. Ses fiançailles avec Thomas Foster, le fils des ennemis jurés de ses parents, pourraient sauver la ville de la menace qui gronde dans les bas-fonds. Mais Aria a un problème, elle ne se souvient pas être tombée amoureuse de Thomas ! Hunter, un mystérieux rebelle, semble détenir la clé de ses souvenirs... Aria trouvera-t-elle le courage d'affronter la vérité au péril de sa vie ? De ses choix dépend le salut de Mystic City...

mardi 29 avril 2014

Chroniques lunaires T2 : Scarlet de Marissa Meyer


Edition : Pocket jeunesse
Grand format
Parution : 07/11/2013
480 pages



Résumé : Depuis les lointaines étoiles jusqu'aux recoins d'une sombre forêt, les destins de Scarlet et de Cinder
semblent liés. 
Alors que l'une cherche sa grand-mère mystérieusement disparue et que l'autre poursuit la quête de ses
origines, la menace lunaire qui pèse sur l'humanité se renforce. 
Cinder et Scarlet parviendront-elles à lui résister ?

dimanche 23 mars 2014

Autre-Monde T3 : Le Cœur de la terre de Maxime Chattam


Edition : Le livre de poche
Format poche
Parution : 06/11/2013

504 pages



Résumé : L’invasion d’Eden est imminente. Pour défendre la cité et déjouer les plans maléfiques de la reine Malronce, il n’y a plus d’autre choix : il faut combattre. Les Pans doivent alors développer leurs pouvoirs, affronter Cyniks et Gloutons dans une guerre sans merci, braver le Raupéroden, dont la vraie nature, comme celle de la reine Malronce, leur restera longtemps inconnue. C’est l’épreuve ultime pour Matt, Ambre et Tobias, qui doivent apprendre la vie en commun, la politique, et aussi le lien vital et salvateur qu’il faut préserver avec la nature. Pour survivre, pour que le monde change, et que renaisse l’espoir. Entrez dans l’Autre-Monde, rejoignez l’Alliance des Trois. Elle vous mènera, avec elle, jusqu’au bout de sa longue quête…

Mon avis : Ce tome 3 est top ! C’est le genre de roman qui se dévore tant il est captivant, impossible de le lâcher avant la fin.
Dès les premières pages nous sommes plongés dans l’histoire : pas un instant de répit pour nos héros, ils doivent repartir dans leur aventure.
Les personnages ont beaucoup muris du fait des épreuves qu’ils ont traversées, ce ne sont plus les petits adolescents du tome 1. Cela se ressent dans leur comportement et leur manière de penser.
Tout de suite l’auteure nous fait compatir sur le sort des jeunes Pans : ils sont jeunes, certains ne sont que des enfants et ils doivent faire face aux horreurs de la guerre. Les adultes n’ont aucune pitié avec eux. Personnellement, mon cœur se serre à chaque fois que l’auteure relate les centaines d’enfants morts. De plus, on ne peut que féliciter leur courage.
Le récit reste très sombre : il y a une atmosphère très pesante que même nous lecteurs nous ressentons. Tout ça passe à travers la peur des enfants, la froideur et la cruauté des adultes et de Malronce, et le Raupéoden. D’ailleurs, nous découvrons qui il est vraiment avec surprise (quoi que dans cette saga on ne s’étonne plus de rien), des fois la nature joue des tours un peu tordus. Tous ces éléments font que l’on ressent la sensation que quelque chose de malsain subsiste dans le récit.
Dans ce tome, nous pouvons voir l’évolution de la relation entre Matt et Ambre. Elle est bien amenée, pas du tout exagérée et s’insère très bien dans le contexte de l’histoire.
Les personnages principaux suivent une quête avec pleins de rebondissements ce qui fait que l’histoire avance et c’est fort appréciable. J’admire beaucoup Ambre qui n’a pas peur de risquer sa vie pour trouver un moyen de sauver les autres Pans.
Le rythme du récit est rapide, il se passe énormément de choses qui bouleversent le cours de l’histoire. On est tenu en haleine tout du long sans jamais se lasser. Impossible de se décrocher du bouquin ! Le roman est très captivant surtout que l’auteur parvient à nous immerger totalement dans l’histoire et le moindre événement provoque des réactions chez nous : peur ou panique, compassion et soutien pour les personnages… par moment on retient notre souffle pendant les passages tendus !
En bref, un excellent tome qui confirme une fois encore le talent de M. Chattam. On en redemande et j’ai hâte de lire le second cycle d’Autre-Monde !

jeudi 20 mars 2014

Tara Duncan T11 : La Guerre des planètes de Sophie-Audouin Mamikonian


Edition : XO éditions
Grand format
Parution : 19/09/2013
528 pages



Résumé : Dans le ciel d’AutreMonde, les six planètes des démons ont fait leur apparition ! Quelles sont leurs intentions ? Pourquoi cette intrusion ? Est-ce la guerre ? Pour Tara et Lisbeth, un grave choix s’impose : il faut prévenir les Terriens, leur révéler l’existence de la magie, et de tous les peuples qui les entourent : démons, dragons, sortceliers… ça va leur faire un choc ! Surtout quand les démons vont passer à l’attaque, créant le chaos…
Pour comprendre ce qui se joue, Tara et le magicgang vont devoir se transformer puis se rendre au cœur des planètes ennemies. Et oublier leurs querelles pour faire bloc. Avec Cal et Robin engagés dans une lutte féroce pour le cœur de Tara, cela ne va pas être simple. D’autant que du passé amoureux de Cal surgit une alliée pour le moins… encombrante.

Mon avis : Une bonne lecture même si elle reste très jeunesse.
J’apprécie toujours de retrouver Tara Duncan dont je suis les aventures depuis fort longtemps. C’est plutôt frais et on garde le sourire avec cette saga où tout fini bien.
Ce roman se lit assez rapidement car même s’il est très jeunesse, on a envie de découvrir ce qui va advenir des personnages et de leur monde.
Après, comme je le disais, ça reste très jeunesse, le style de l’auteure n’a pas évolué avec l’âge de ses premiers lecteurs.
Egalement, tout est un peu trop facile. Quand un obstacle se présente, bizarrement il y a toujours une solution. A toutes les choses qui sont gênantes ou qui pourraient bloquer l’avancée des personnages, il y a toujours un « sauf » pour eux qui leur permet de continuer.
Ensuite, je trouve que l’histoire est par moment un peu brouillon. Tara commence quelque chose puis dévie sur une autre chose et au final ça n’avance pas. Et aussi, j’ai un peu du mal à me représenter les démons qui changent de caractéristiques aux besoins de l’histoire. C’est parfois un peu déroutant.
Je trouve aussi que la relation entre Tara et son petit ami n’est pas présenté dans la finesse. Sa tante lui dit qu’elle ne doit pas avoir de rapport sexuel durant la guerre et là : paf elle éprouve une attirance irrésistible et ressent le besoin d’être en contact avec le corps de son petit ami. Comme si avant c’était mignon et qu’elle n’y pensait pas.
Le roman n’a pas perdu de son humour. Par moment, c’est agréable même si ça finit souvent par devenir un peu lourd. Notamment les anecdotes de l’auteure en bas de page qui ne me font ni chaud ni froid, je ne partage pas vraiment son trip à cet instant. Mais c’est appréciable de voir que l’auteure se fait plaisir en écrivant le texte.
Pour conclure, j’ai passé un bon moment de lecture mais sans plus car ça reste très jeunesse et on piétine un peu sur place. J’ai tout de même hâte de découvrir le final.

samedi 8 mars 2014

Gone T6 : La lumière de Michael Grant


Edition : Pocket jeunesse
Grand format
Parution : 17/10/2013

456 pages



Résumé : IMAGINEZ...
Il y a maintenant plus d'un an que tous les adultes ont disparu...
Mais Gaïa, elle, est toujours là, et sa soif de destruction est intacte. 
Pour empêcher le monde de tomber sous son emprise, de douloureux sacrifices seront nécessaires. Des ennemis jurés seront contraints  de s'allier... pour une ultime bataille. 
Les enfants de Perdido Beach parviendront-ils à survivre et comprendre, enfin, ce qui s'est vraiment passé dans la Zone ?

Mon avis : Un final extraordinaire pour une merveilleuse saga. Ce tome 6 est un coup de cœur et classe Gone dans mes romans préférés.
Je préviens qu’il y a des risques de spoilers dans mon avis (c’est jamais évident de ne pas trop en dire ce sur genre de roman surtout pour le dernier tome).
Ce tome est toujours aussi sombre que les précédents voir plus : il n’existe plus de place pour la pitié sous le dôme et le Gaïaphage, qui est le mal absolu, provoque encore plus de souffrance.
Malgré ce chaos final, les personnages font preuve de sentiments d’amour ce qui nous fait d’autant plus de peine lorsque quelqu’un perd un être cher.
Dans ce tome, tout s’accélère : la menace qui pèse sur les enfants éclate enfin et le Gaïaphage se révèle et fait des ravages.
De plus, les personnages, (spoiler à mettre en surbrillance) qui voient désormais les personnes de l’autre côté du Dôme, pensent à la vie une fois sortis de leur prison. Mais, là encore, ils ne savent pas comment cela va se passer, s’ils vont être blâmés pour leurs atrocités et même tout simplement s’ils vivront suffisamment longtemps pour retrouver leurs familles.
C’est donc dans un rythme effréné que l’auteur boucle la saga, on est captivés, excités d’en découdre, impossible de refermer le livre avant sa fin.
L’auteur nous pousse à nous interroger sur un point : les individus sont-ils soit tout blanc, soit tout noir ? Ou plutôt,  n’avons-nous pas chacun une part de bien et une autre de mal n nous ? A la fois nous pouvons commettre de mauvaises choses mais nous sommes aussi capables de se sacrifier pour se faire pardonner. Certains personnages vont donc avoir envers les autres des actions héroïques malgré leurs erreurs passées.
L’auteur nous explique d’où vient le Gaïaphage ce qui donne enfin une raison au dôme et aux phénomènes surnaturels survenus.
Pour finir, j’apprécie le fait que la fin n’est pas baclée. Nous découvrons les ruines du dôme : tants de morts et de destruction, même mes survivants sont marqués à jamais. Un mélange d’émotions se forme en nous : soulagement, joie, tristesse. Tout se finit mais en nous laissant qu’une note d’espoir pour un futur meilleur pour les personnages.
C’est avec tristesse que l’on ferme Gone. Dans les remerciements, l’auteur a écrit cette dernière phrase : « Vous êtes maintenant libres de quitter la Zone ». C’est là qu’on se rend compte que cette saga nous a marqué, que l’on a partagé avec les personnages de cette histoire. Même si c’est fini pour nous aussi, elle restera gravée dans nos têtes.
Pour conclure, une incroyable saga qui est captivante, marquante et qui nous confronte aux comportements humains dans les cas désespérés.
A ne pas manquer !

jeudi 27 février 2014

Chroniques lunaires T1 : Cinder de Marissa Meyer


Edition : Pocket jeunesse
Grand format
Parution : 07/03/2013

416 pages



Résumé : Humains et androïdes cohabitent tant bien que mal dans la ville de New Beijing.
Une terrible épidémie ravage la population. 
Depuis l'Espace, un peuple sans pitié attend son heure...

Personne n'imagine que le salut de la planète Terre repose sur Cinder, brimée par son horrible belle- mère. Car la jeune-fille, simple mécanicienne mi-humaine, mi-cyborg, détient sans le savoir un secret incroyable, un secret pour lequel certains seraient prêts à tuer...

Mon avis : Très bonne découverte, étonnante et addictive ! Comment ai-je pu passer à côté pendant tout ce temps ?!
L’auteure reprend un peu la trame de Cendrillon : les différents événements qui interviennent dans sa vie sont présents : sa méchante belle-mère, le bal, etc. Cendrillon est mon conte préféré donc forcément ça me rappelle mon enfance et me donne envie de découvrir cette version plus moderne… et l’auteure a su me captiver !
Ici, Cinder est une version moderne du conte : la jeune fille est à la fois humaine et cyborg depuis un accident. Elle vit avec sa belle-mère et, pour payer les extravagances de celle-ci, bosse en tant que mécanicienne et s’occupe aussi de tout ce qui est informatique. L’univers futuriste créé est bien décrit, cohérent et donne envie d’être exploré. Dans ce futur, Cinder vit dans la Communauté orientale qui est l’un des gouvernements de la Terre.
Bravo à l’auteure qui a réussi à mêler science-fiction et fantastique. En effet, il y a un autre peuple, les Lunaires, qui possède le pouvoir de manipuler les esprits en quelque sorte, et leur reine Levana représente une menace pour la Terre.
Comme dans tout conte il y a un phénomène déclencheur : la demi-sœur de Cinder, Peony, attrape la maladie qui fait épidémie sur Terre et qui est mortelle. Il n’existe pas de remède à cette maladie. Et c’est à partir des événements qui vont s’enchaîner par la suite que Cinder va comprendre qui elle est réellement.
On s’attache beaucoup à personnes telles que Cinder et Peony et l’auteure parvient à nous faire haïr les méchants.
Comme dans tout conte la princesse noue petit à petit un lien avec son beau prince. Ici, il s’agit du prince Kai et futur empereur  qui est engagé dans un jeu politique avec la méchante reine Levana. La relation est bien amenée et évolue naturellement, ce n’est pas fleur bleue, au contraire on souhaite à chaque rencontre qu’ils finissent ensemble !
Le récit est très bien amené, parfaitement ficelé et tout est cohérent. On n’est pas perdu dans cet univers malgré sa complexité, l’intrigue est bien présentée et il y a pleins de rebondissements qui font qu’on ne peut se lasser durant la lecture.
La fin est très intense, tout va vite et s’accélère. Même en tant que lecteurs on est plongé dans l’histoire, on retient notre souffle face aux événements et notre esprit est en ébullition comme si on essayait de trouver une solution au problème.
J’ai dévoré ce livre en un rien de temps, si bien que je n’ai pas vu les dernières pages arrivaient et j’aurais aimé que ça se prolonge encore ! Mais pour cela va falloir que je me procure le tome 2 (mais pourquoi je ne l’ai pas pris en même temps !!!).
En conclusion, super roman, très bonne histoire, l’auteure a le don formidable de nous emporter dans un univers complexe sans difficulté et le pari du mélange entre science-fiction et fantastique est remporté haut la main ! A découvrir absolument.

dimanche 23 février 2014

Autre-Monde T2 : Malronce de Maxime Chattam


Edition : Le livre de poche
Format poche
Parution : 27/03/2013

480 pages



Résumé : Imaginez un monde où la nature a repris le pouvoir, où les adultes sont redevenus sauvages et les enfants se sont assemblés en bandes pour survivre, où chaque promenade est une expédition, chaque jour passé, un exploit. Un monde recouvert par un océan de forêts, peuplé de créatures fabuleuses, traversé de courants étranges, d'énergies nouvelles. Un monde nouveau où trois adolescents tentent de déjouer les pièges d'une mystérieuse reine, qui a juré leur perte : Malronce. Oubliez tout ce que vous savez... pénétrez dans Autre-Monde.

Mon avis : Dans ce second tome, l’auteur nous fait partir à la découverte avec nos trois héros. Objectif : découvrir ce que font les Cyniks et qu’est-ils nomment « la quête des peaux ».
Mais la curiosité peut parfois s’avérer être un bien vilain défaut…
Un long périple les attend et ils étaient loin d’imaginer la difficulté qu’ils allient éprouver. Avant d’arriver chez les Cyniks, ils vont découvrir deux nouveaux groupes de Pans :
-Le premier les informe d’une réalité qui peut faire peur : au bout d’un certain âge, les Pans se joignent aux Cyniks et trahissent leurs anciens amis. Cette révélation frappe Ambre qui craint de perdre son innocence de jeune. Mais là, l’auteur va nous démontrer que dans une situation de conflit voire de guerre il est difficile de conserver son innocence.
-Le second est spécial : ce sont des Pans complètement transformés et très proches de la nature. Là aussi on peut s’interroger : est-ce que ces enfants en guerre et qui ont du apprendre à se débrouiller seuls peuvent garder une partie de leur innocence et être libres d’évoluer comme ils le veulent ? La réponse n’est pas évidente car ces Pans ne semblent pas laisser le choix de pensées et prônent leur propre idéologie.
Arrivés dans la ville des Cyniks, les personnages constatent toutes les horreurs dont sont capables les adultes : ils traitent les enfants pire que des bête et leur arrachent jusqu’à la dernière trace d’humanité en eux. Ces constats font que le roman prend une part bien sombre.
Les adultes sont devenus plus cruels, ne prenant pas en compte de la punition de la Terre, et ils obéissent aveuglément à Malronce, celle qui prétend pouvoir les amener vers le soit disant « paradis perdu ».
Jusqu’au bout, nous retenons notre souffle et les révélations de la fin nous mettent en ébullition pour la suite !

samedi 22 février 2014

Autre-Monde T1 : L'Alliance des Trois de Maxime Chattam


Edition : Le livre de poche
Format poche
Parution : 31/10/2012

456 pages



Résumé : Personne ne l'a vue venir. La Grande Tempête : un ouragan de vent et de neige qui plonge le pays dans l'obscurité et l'effroi. D'étranges éclairs bleus rampent le long des immeubles, à la recherche de leurs proies, qu’ils tuent ou transforment... Après leur passage, Matt et Tobias se retrouvent sur une Terre ravagée, différente. Désormais seuls, ils vont devoir s’organiser. Pour comprendre. Pour survivre... à cet Autre-Monde.

Mon avis : Une très belle surprise que je regrette de ne pas avoir lu plus tôt !
Dès les premières pages, l’auteur nous plonge dans l’histoire. Tout commence très vite si bien que, comme les personnages, nous sommes perdus face aux bouleversements du monde.
Nous accrochons très vite avec les héros de l’histoire, craignant pour leur vie dans les dangers et en espérant de tout cœur qu’ils s’en sortiront. Cette proximité est vite créée du fait de la simplicité des personnages avec lesquels on peut se trouver des ressemblances : ce sont des adolescents basiques qui vont devoir vite s’adapter à leur nouvel environnement et pour faire face aux menaces qui pèsent sur eux.
La Terre s’est retournée contre les hommes et ceux-ci sont séparés entre deux camps : les Cyniks (qui sont les adultes) et les Pans (les enfants). Leur confrontation incite à s’interroger : les adultes sont-ils plus censés que les enfants ?
Et surtout, une autre question reste sans réponse : pourquoi la Terre s’est rebellée contre les hommes ? Pour les punir du mal qu’ils font à la nature ? Et aussi, certains pans développent des dons. Est-ce un coup de pouce de la nature pour leur donner une seconde chance ? En bref, c’est une bonne leçon qui nous pousse à nous interroger sur nous autres et à nous remettre en question.          
Enfin, nos trois héros enquêtent sur un complot qui se trame sur le campement des Pans, quelqu’un le menace ! Là encore, il ne faut pas toujours se fier aux apparences, et on se rend compte que garder des secrets peut s’avérer trompeur voire fatal !
J’allais oublier, en plus des problèmes à court terme, une autre menace place sans que l’on puisse clairement l’identifier : le raupérodéen est à la recherche de Matt mais là encore nous ne savons pas quel est son but et qui il est réellement.
Bref, une intrigue forte qui nous hâte de lire les autres tomes… ça ne fait que commencer !

mercredi 19 février 2014

Le portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde


Edition : Pocket
Format poche
Parution : 06/01/2009

384 pages



Résumé : « Si je demeurais toujours jeune et que le portrait vieillisse à ma place ! Je donnerais tous, tout pour qu'il en soit ainsi. [...] Je donnerais mon âme ! »

Mon avis : Une très bonne découverte. Le roman est intriguant et agréable à lire.
Je tiens à noter que, pour faire une critique de ce genre de roman, on est parfois un peu obliger d’expliquer ce qui se passe pour pouvoir l’analyser. Je mets donc en garde contre d’éventuels spoilers (même si je vais faire au mieux pour ne pas raconter le déroulement de l’histoire).
L’histoire se déclenche à partir du portrait peint par Basil, un ami de Dorian Gray. Ce-dernier, jaloux de l’éternel beauté de son portrait fait le vœu d’échanger sa condition avec le portrait : il souhaite ne pas vieillir et que ce soit son portrait qui vieillisse. Sa rencontre avec Henry va lui ouvrir la porte à toutes les tentations : il est beau, il est jeune et désire alors en profiter au maximum.
Ici, le portrait est en quelque sorte le personnage principal, le moteur de l’histoire. Sans lui, Dorian ne se serait pas autant révélé et serait resté un homme de la haute société parmi d’autres.
Il y a trois personnages qui forment un trio :
-Basil : le peintre inspiré par la beauté de Dorian mais qui reste assez renfermé, ne s’ouvre pas aux mêmes plaisirs que ces amis. C’est un peu la voix de la raison mais qui ne profite pas de la vie.
-Henry : l’ami source de toutes les tentations. C’est lui qui initie Dorian au théâtre, au club, aux soirées… Il a une vision particulière du beau, la seule chose intéressante dans la vie, et déteste la routine.
-Dorian : jeune et riche personnage qui va se laisser tenter par les joies de la vie, profitant de sa beauté.
Une première question se pose : qu’est-ce que le beau ? On sent que l’auteur est fasciné par cette question.
Il met aussi en avant une interrogation sur ce qui est moral et ce qui est mal en confrontant les trois personnages. Ceux-ci n’ont pas la même notion de la limite entre bien et mal. Par exemple, Henry juge la réputation de Dorian comme bonne, car il est considéré comme éternellement beau et surtout pas ennuyant. A l’inverse, Basil met souvent en garde Dorian à propos de certains de ses comportements qui sont parfois égoïstes et tout et qui abîme son âme
La troisième interrogation est la suivante : est-ce que demander à être éternellement beau signifie que l’on doit pactiser avec le diable ? Depuis son vœu, Dorian Gray voit son âme se noircir à travers son portrait à cause des torts qu’il commet.
Il y a un aspect fantastique dans ce roman : le portrait semble avoir une vie, il évolue à mesure du temps, mais seuls Dorian et Basil voient sa dégradation, donc on peut se demander ce qu’il en est de cette frontière entre réel et fantastique, ou est-ce que les personnages n’imaginent pas ce portrait à cause des remords qu’ils éprouvent. Basil regrette d’avoir peint ce portrait et Dorian accuse le portait d’être la cause de la dégradation de son âme.
J’aime beaucoup la dimension fantastique dans la littérature anglaise du 19e siècle. Par exemple, on la retrouve dans Frankenstein de Mary Shelley (1818) et L’étrange cas du docteur Jekyll et de M. Hyde R.L. Stevenson (1886). Cela apporte une nouvelle dimension à un roman qui fait qu’on a toujours pleins d’interrogations dans la lecture sans réponse, ce qui nous pousse à réfléchir.
Le roman se lit très facilement et très rapidement : il de fait que 250 pages environ et on n’est pas jamais par trop de références culturelles. D’ailleurs, celles-ci sont surtout des références théâtrales ou mythologiques dans lesquelles les personnages retrouvent les codes du beau.
De plus, le style de l’auteur est original : il ne s’embarrasse pas de longues descriptions, les personnages se connaissent déjà. Tout commence avec le portrait même si on ne le voit quasiment jamais et tout ce dont on doit savoir des personnages en découle.
Pour conclure, c’est une très bonne lecture, très intéressante et qui pose quelques pistes de réflexions. Il brouille la frontière entre réalité et fantastique ce qui renforce les interrogations de l’histoire. Un roman à découvrir !

mardi 14 janvier 2014

La Dernière Guerre T1 : 49 jours de Fabrice Colin

Ó Michel Lafon

Edition : Michel Lafon
Grand format
Parution : 08/11/2012
411 pages



Résumé : « Je m’appelle Floryan ; j’ai 17 ans. Il y a quelques jours, je suis mort : un attentat dans le métro. Je me suis réveillé dans un paysage de plaines et de montagnes, somptueux, qui s’étendait à perte de vue. Un être de lumière m’a accueilli, un“Elohim”, m’a-t-il dit. Il m’a proposé deux solutions : je le suivais soit dans le Royaume – un paradis, selon lui, mais que je n’étais pas autorisé à voir avant de m’y rendre –, soit dans le Nihil, un gouffre gigantesque menant vers... Vers quoi ? C’est là toute la question. Je ne sais rien du Nihil, j’ignore tout du Royaume, et j’ai 49 jours, pas un de plus, pour prendre une décision. Le problème, c’est que ce choix n’engage pas que moi… » 
Dans sa nouvelle série fantastique, Fabrice Colin explore les mystères de la vie après la mort. Avec ce premier tome, il nous entraîne dans l’Intermonde, un endroit perdu et ignoré de tous. Le jeune Floryan devra remettre en cause ses croyances et certitudes pour découvrir la vérité sur le monde qui l’attend. Car le sort de l’humanité en dépend.  

Mon avis : Je dirais que c’est une lecture… intriguante même s’il est difficile de la décrire.
Pour commencer, le petit point négatif est que le début est long. Le personnage et narrateur du récit, Floryan, nous fait simplement part de ce qu’il a été, ce qu’il est devenu et comment il évolue. Il n’y a pas beaucoup de rythme.
D’un autre côté, ce choix de récit s’explique par le fait que l’auteur souhaite garder une part de mystère et d’intrigue. Du fait que nous nous plaçons du point de vue interne au personnage, nous ne savons rien du monde où il se trouve, de ses dangers et de ses secrets. Tout au long du roman nous sommes intrigués et nous voulons savoir ce qu’il se passe, qui sont réellement les gents, d’où vient le danger, etc.
Un autre point positif est l’originalité de l’histoire. Le héros Floryan, après sa mort, arrive dans un nouveau monde. Là, il découvre qu’il peut voyager dans le temps et l’espace. Toute la finesse de l’auteur réside dans la question qu’il pose au personnage : quel usage ferais-tu d’une telle capacité ? T’en servirais-tu pour changer le cours de l’histoire si cela est à ta portée ? Il y a donc une certaine question morale par rapport au destin qui se pose.
Ensuite, du fait du cadre particulier du roman et du puzzle que l’on est amené à résoudre, nous pourrions craindre que le récit soit trop complexe alors que ce n’est pas du tout le cas ! C’est presque l’inverse je dirais. La lecture est très simple, l’auteur nous fait aisément intégrer les divers éléments du récit et finalement le tome se lit rapidement avec l’envie de connaître au plus vite le dénouement.
Enfin, j’apprécie beaucoup le style de l’auteur que j’avais déjà lu dans son roman Bal de Givre à New York. Il est clair, mystérieux et sait choisir les descriptions adéquates à l’histoire pour réussir à nous plonger dans l’histoire à susciter nos émotions.
En bref, oubliée la lenteur du début, on se prend vite dans le roman et j’ai hâte de découvrir la suite !

dimanche 5 janvier 2014

Gone T5 : La peur de Michael Grant


Edition : Pocket jeunesse
Grand format
Parution : 08/11/2012

504 pages



Résumé : Malgré la famine et les mensonges, malgré l'épidémie, les enfants de Perdido Beach ont survécu. Mais un nouvel ennemi vient rôder dans le monde fragile qu'ils ont construit. Peut-être le pire de tous : la peur.
Dans l'obscurité qui envahit peu à peu la Zone surgissent les angoisses les plus terrifi antes. Pourtant, au sein de chaque clan, les survivants continuent à prendre soin les uns des autres, quel qu'en soit le prix...

Mon avis : Je suis toujours aussi fan de cette saga.
Nous retrouvons les personnages dans une situation un peu « meilleure » qu’auparavant même si cela ne va pas durer. Le fait d’avoir mis une organisation de la vie en place, les personnages semblent avoir retrouvé une part de leur humanité, ils réagissent moins par instinct.
Mais, là encore, les travers humains sont présents : la cruauté (Penny), la recherche du pouvoir (Albert) et autres.
Ici, un nouveau problème apparaît : une tâche vient recouvrir le dôme et plonge les personnages dans le noir. La peur s’installe. J’aime beaucoup comment l’auteur aborde les réactions des personnages. La nuit est inquiétante, source de danger, et naturellement la panique s’installe lorsque l’obscurité devient définitive. Le roman garde ainsi un aspect réaliste.
Le rôle du leader est d’autant plus important. Dans la nuit, alors que Caine est humilié à son poste de « roi » dans la vile, les enfants recherchent la sécurité auprès d’une autres personnalité forte.
A côté de cela, des choses mystérieuses vont se passer. Le Gaïaphage reprend de l’importance et jette une ombre. On ne sait pas trop comment va évoluer la situation de son point de vue et ainsi l’auteur attise notre curiosité tout au long du tome. La fin jette une certaine inquiétude, d’autant plus que Drake subsiste toujours aux côtés du Gaïaphage.
Enfin, j’apprécie la nouvelle dimension qu’intègre l’auteur au roman : l’existence d’une force au-dessus des habitants du dôme. Celle-ci s’apparente à un pouvoir divin, celui de Dieu, et elle agit sans se soucier ou sans chercher à comprendre les conséquences sur les personnages, comme s’il ne s’agissait que d’un simple jeu.
En bref, un tôme qui a de quoi nous faire réfléchir et qui donne hâte de découvrir le grand final !

jeudi 2 janvier 2014

Le Clan des Otori T2 : Les Neiges de l'exil de Lian Hearn


Edition : Gallimard
Grand format
Parution : 25/09/2003

352 pages



Résumé : Takeo, désormais héritier du puissant clan des Otori, s'est engagé à rejoindre les rangs criminels de la Tribu, reniant ainsi son éducation pacifique, abandonnant ce qui lui revient de droit, territoire, fortune et pouvoir, renonçant aussi à son amour pour Kaede.
Mais la Tribu peut-elle éloigner Takeo de son destin ? Le chemin qu'il choisit le conduira au paroxysme du danger, de l'épreuve et du sacrifice, au cœur des montagnes glacées du Pays du Milieu.
Kaede, pion utile dans le jeu des seigneurs de la guerre, devra quant à elle mettre en œuvre toute son intelligence, sa beauté et sa ténacité pour s'imposer dans le monde des hommes tout-puissants et garder son précieux secret

Mon avis : Le second tome n’est pas un tome d’action mais de préparation avant le dernier (il s’agit d’une trilogie au départ).
Chacun des personnages évolue dans son sens et, alors que leur futur semble tracé, tous veulent choisir le déroulement de leur vie en défiant les règles en place.
Takeo fait son apprentissage auprès de la Tribu mais il ne se sent pas à sa place. Son amour pour Kaede et son défunt père adoptif va l’amener à se détourner de son chemin déjà tracé par la Tribu.
Chaque choix que vont faire les personnages va donner une nouvelle direction à l’histoire. La fin est incertaine, on ne sait jamais d’avance ce qu’il va se passer.
Les personnages veulent évoluer librement mais l’auteure nous amène à nous demander si cela est vraiment possible : Takeo fait l’objet d’une prophétie à laquelle il ne pourra pas échapper.
J’aime beaucoup Kaede car c’est une jeune femme ambitieuse, qui ose s’imposer face aux hommes et qui est prête à tout pour ses sœurs et les gens qui lui sont loyaux. On ressent un peu de compassion pour elle alors qu’elle ne peut pas vivre son amour avoir Takeo et qu’elle s’enfonce dans un piège en acceptant l’aide d’un autre homme très influent. Tout semble contre l’expression de cet amour, il parait comme interdit par l’ensemble de la société, et les personnages n’ont pas le droit à la parole (ils doivent jouer le rôle que la société dicte pour eux).
La fin nous donne hâte de lire le troisième tome : que vont devenir les deux personnages principaux ? Leurs choix personnels ne vont-ils pas jouer en leur défaveur, retournant leurs alliés contre eux ?
Bref, une très forte intrigue et un pur régal de lecture du fait de la finesse de l’écriture.

Le Clan des Otori T1 : Le Silence du Rossignol de Lian Hearn


Edition : Gallimard
Grand format
Parution : 13/11/2002

336 pages



Résumé : Dans sa forteresse d’Inuyama, l’impitoyable seigneur Iida Sadamu, du clan des Tohan, assure sa protection grâce au “ parquet du rossignol ” qui conduit à sa chambre. Construit avec un art consommé, ce parquet chante au moindre effleurement d’un pied humain. Aucun assassin ne peut le franchir sans qu’Iida l’entende…
Au XVIème siècle, dans un Japon médiéval mythique, le jeune Takeo grandit dans un village tranquille, au sein d’une communauté qui condamne la violence. Mais cette communauté est victime de persécutions, et les habitants du village de Takeo sont massacrés par les hommes d’Iida. Sauvé et adopté par sire Shigeru, chef du Clan des Otori, le jeune garçon se trouve plongé dans un univers d’intrigues et de luttes violentes entre les clans de ce Japon féodal.
Animé par son désir de vengeance et son devoir de loyauté, transporté par l’intensité de son amour pour la belle Kaede, Takeo devra trouver sa propre voie.
Sa quête le conduira derrière les murailles d’Inuyama, où il devra franchir le parquet du rossignol… cette nuit-là le rossignol se taira-t-il ?

Mon avis : Une relecture qui m’a tout autant transportée que la première ! Un roman très agréable à lire.
L’auteure nous emporte dans le Japon féodal avec ses diverses descriptions. C’est très enrichissant alors que la majorité des livres que je lis ne m’emmène pas en Asie.
Le récit est simple, l’auteure développe progressivement l’histoire d’un garçon qui, à mesure de rencontres, va évoluer vers son destin. Il en est de même pour Kaede.
L’auteure ancre bien l’histoire dans la durée, le tome se déroule sur plusieurs mois tout en s’enchaînant bien avec des ellipses. Cela donne du réalisme à l’histoire sinon, par exemple, ce serait bien dur d’apprendre à se battre en deux jours seulement (et dans certains romans on a parfois l’impression que c’est ça).
La structure de la société est bien respectée : la distinction entre les classes sociales est bien marquée. La structure des clans est également bien présentée ce qui permet de nous expliquer comment ça se passait mais aussi tout l’intérêt de l’intrigue.
Cette intrigue est bien présente dans ce tome ce qui nous motive à tourner les pages le plus vite possible pour en saisir la fin. C’est un livre qui se dévore.
En bref, je ne peux que vous conseiller cette saga dont j’ai hâte de relire le second tome (même si je sais à quoi m’attendre !).

mercredi 1 janvier 2014

Les Eveilleurs T3 : L'alliance de Pauline Alphen


Edition : Hachette
Grand format
Parution : 04/07/2012

360 pages



Résumé : Les Trois Vallées ne sont plus la région paisible où ont grandi les jumeaux. Le château a été incendié, les routes ne sont plus sûres et le petit village isolé de Salicande est attaqué par des bandits portant des armes surgies des Temps d'Avant. Revenue de l'île dans ce monde changé et qui lui est inconnu, Claris chemine seule vers le Nomadstère pour y accomplir ce qu'elle pense être son destin : devenir Nomade de l'écriture. De son côté, Jad poursuit ses explorations dans les limbes, guidé par Gabriel, et les limbes s'avèrent être un univers lui aussi soumis aux surprises et aux changements. A Salicande, se réunissent tous autres personnages : Ugh, de retour des limbes se retrouve héros malgré lui ; Blaise, qui arrive en compagnie de l'énigmatique Peuple des Arbres ; Maya, qui est là avec Ellel et Blanc-Faucon. Ensemble, ils vont s'attacher à comprendre les nombreuses énigmes qui sillonnent l'univers des Eveilleurs.

Mon avis : Une fois de plus, P. Alphen nous transporte dans un magnifique voyage grâce à son écriture.
J’admire sa façon d’écrire, de jouer avec les mots, un style qui lui est propre et unique ! Lire les éveilleurs est un pur plaisir pour les yeux !
Tout est décrit dans le roman : les personnages, les lieux, absolument tout. Et nous arrivons fort bien à nous représenter les scènes. S’il y a un livre que je ne voudrais pas qu’il soit adapté en film c’est bien celui là de peur que le réalisateur m’enlève mes propres images de la tête et m’impose qu’une seule façon de voir le roman.
Ce tome reste plein de mystères, avec quelque chose de rationnel et d’irrationnel, un peu magique avec les anges et autres faits inexpliqués.
Quelle joie de retrouver Claris, mon personnage préféré. A chaque fois que nous l’abandonnions pour suivre le récit d’un autres personnage je n’avais qu’une hâte : revenir à la narration de son récit ! Dans ce tome, Claris a mûri mais elle a encore beaucoup de choses à apprendre. Elle va découvrir le monde et ses dangers, un monde fort différent de Salicande. C’est un peu comme le passage de l’innocente enfance à une réalité plus mature.
Justement, nous quittons Salicande en direction du Nomadstère fort loin de là. Cela nous permet de visiter de nouvelles terres aux coutumes très différentes. Dans ce roman, l’auteure saute de Salicande à Frontière, une ville marchande. Ces deux villes présentent un fort contraste. La première est modeste et met en valeur le partage de la production de simplement des biens nécessaires, l’autre se veut plus luxueuse pour qui peut se le permettre avec ses hôtels de luxe, son salon de thé, sa multitude de boutiques (ce qui n’existe pas à Salicande).
Il n’y a pas une grande avancée dans l’intrigue, tout reste encore bien mystérieux et on a l’impression que peu de temps s’est écoulé au cours de ce tome. A tous ceux qui reprocheraient cela au roman, je répondrais que les éveilleurs est un voyage long dans lequel nous apprenons aux côtés des personnages. Les enseignements qu’ils reçoivent nous servent aussi notamment sur les temps d’avant (ou plus ou moins notre époque et notre futur proche).
A travers son roman, P. Alphen nous met un peu en garde sur les risques des évolutions technologiques mal contrôlées. Des armes ultra perfectionnées, les moyens de communication ultimes (sur lesquels on pourrait aussi s’interroger sur la place de la vie privée), etc.
En bref, j’ai beaucoup aimé ce livre dont la saga est vraiment ma préférée. C’est un livre merveilleux à lire si on l’aborde avec une autre approche que celle d’une simple lecture car il ouvre une porte vers la réflexion.

vendredi 27 décembre 2013

Tara Duncan T9 : Contre la reine noire de Sophie Audouin-Mammikonian


Edition : XO Editions
Grand format
Parution : 22/09/2011
512 pages



Résumé : « Certainement pas ! »
À la stupéfaction générale, Tara, le jour de ses seize ans, refuse catégoriquement de devenir impératrice d’Omois, alors que sa tante, Lisbeth, annonce qu’elle abdique en sa faveur. Et la stupeur devient terreur quand Tara s’incarne en... Reine Noire ! Démoniaque, prête à tout pour accéder au pouvoir, elle était tapie au fond de Tara depuis que celle-ci a utilisé la magie dans les Limbes, et attendait son heure...
Tara est obligée de fuir AutreMonde, car on veut la mettre aux arrêts afin de bloquer la Reine Noire. Il lui faut aller sur Terre, arrêter Magister. Elle sait aussi que, tôt ou tard, elle devra affronter celle qui vit en elle. Est-ce une entité démoniaque ? Ou la part la plus sombre d’elle-même ? Laquelle finira par dominer l’autre ?
Amour, humour et magie sont au rendez-vous de cette nouvelle aventure de Tara Duncan et de ses amis. Plus que jamais, Tara doit faire face à son destin. Sera-t-elle la future Impératrice d’Omois ? Ou le diabolique Magister aura-t-il raison d’elle ?

Mon avis : J’ai bien aimé même si je reste mitigée concernant la saga. Le roman reste agréable et rapide à lire.
Première chose : ce tome là m’a un peu réconciliée avec le style de l’auteure même si je trouve qu’il reste trop simple et trop familier (et des fois j’ai du mal à accrocher à certains passages dans lesquels l’auteure marque trop sa présence). Elle a tout de même réussi à me faire rire à quelques blagues, mais justes les plus courtes (ne dit-on pas que les plus courtes sont les meilleures ?).
J’ai toutefois l’impression que l’histoire dérive trop du fil conducteur, le titre « contre la reine noir » est selon moi mal choisi. Il ne correspondant qu’au cent dernières pages du texte, et il n’y a pas beaucoup d’action (l’histoire s’étale peut être sur un peu trop de longueur).
Certains passages restent aussi trop « enfantins » qui me donnent l’impression que l’auteure n’a pas su faire évoluer son écriture en même temps que ses premiers lecteurs ont vieilli.
De même, on ne ressent plus la même intrigue qu’il y avait au départ (Magister, la découverte d’Autremonde, même si là c’est encore un autre lieu j’ai moins été fascinée).
Le personnage de Tara m’énerve toujours autant car j’ai l’impression que tout est trop facile pour elle. L’auteure l’a fait devenir trop puissante, elle s’en sort tout le temps trop facilement dans chaque situation.
Par contre, j’adore le personnage de Moineau qui s’affirme toujours plus en temps que femme contrairement à Tara qui, pour moi, est restée très jeunes dans ses attitudes et son comportement. Pareil pour Cal qui me fait juster bien marrer, même s’il n’a toujours pas gagné en maturité (mais ça c’est un comportement normal je dirai). Enfin, Yes! Robin n’est plus mis au centre comme l’homme (et elfe) rêvé par toutes les filles.
Par contre, pourquoi tous les auteurs se sentent-ils obligés de sacrifier de supers intrigues pour une histoire gnangnan d’amour. Ce n’était pas comme ça dans le premier tome et ce n’est pas pour autant qu’on ne l’a pas aimé, non ? Sinon on n’aurait pas persisté jusqu’au tome 9 ! Il faut quand même voir que les premiers lectures ont 18-20 ans, alors certes l’auteure veut conquérir plus de public, mais est-ce que l’ancien public reste toujours captivé ? (Cet avis n’engage que moi, peut être que certains ne sont guère touché par cet aspect là).

En bref, j’attends juste avec la même impatience qu’il y a neuf ans (si j’ai bien compté) de découvrir qui est Magister, et l’auteure à quand même réussi à améliorer la qualité du livre par rapport aux précédents derniers (très français comme phrase, n’est-ce pas ? :)). Et j’espère que le tome 10 finira comme un feu d’artifice (même si le titre que lui a attribué l’auteure pour l’heure me fait appréhender le contenu).