vendredi 27 décembre 2013

People or not people de Lauren Weisberger


Edition : Fleuve Noir
Format poche
Parution : 21/05/2006
468 pages



Résumé : Beth a vingt-six ans, travaille quatre-vingt heures par jour pour un patron odieux, et vit seule avec son chien hypoallergénique depuis que son petit ami Cameron l’a plaquée pour un mannequin. Mais le jour où Pen, sa meilleure amie, lui annonce ses fiançailles, elle décide de passer un bon coup de Karcher dans sa vie et de commencer par…démissionner. Et, finalement, les journées vautrées sur son canapé à dévorer des tablettes de chocolat et des romans à l’eau de rose lui conviennent bien mieux. Jusqu’au jour où Will, son oncle gay, bien décidé à la mettre au travail, lui trouve une place dans une boîte de R.P. Terminées les soirées pantoufles ou dîners tranquilles entre copines ! Places aux sorties branchées avec les VIP, aux nuits arrosées assorties de réveils difficiles. Surtout quand on apprend ce qu’on a fait la veille, comme Beth, dans les gros titres d’un journal people…

Mon avis : C’est un roman léger, agréable à lire et qui se lit vite.
Même si l’histoire est assez commune, l’auteure va pousser dans la critique du monde des people, et notamment l’univers nocturne. Par le personnage de Beth ce rythme fou se fait vraiment ressentir, puisque la jeune femme finit par être emportée dans ce cycle délaissant tout le reste et entre autres ses amis et sa famille.
On retrouve bien aussi la critique de l’auteure sur cette terrible vérité à propos des femmes qui se laissent mourir de faim pour être le plus maigre possible. Le message est clair : à ce jeu là on chope un tas de problèmes et le seul refuge est souvent la cigarette voire l’alcool. Ce message se retrouve aussi dans le film Le diable s’habille en Prada (tiré du même auteure, mais je n’ai pas lu le livre).
Elle montre encore que dans ce monde il est difficile de conserver une vie privée et que les personnes en qui on croit pouvoir avoir confiance au point d’en oublier ses principaux amis peuvent en fait s’avérer comme hypocrites et mesquines. Dans sa nouvelle profession, Beth est justement traquée par les médias, et notamment par une personne qui se joue d’elle. Et va aussi se leurrer sur d’autres personnes, et cela va mettre du temps avant de s’en rendre compte, notamment parce que le temps défile trop vite et qu’elle est emportée dans le tourbillon sans avoir le temps de réfléchir à la situation.
Et puis il y a la partie romance. Très cliché : Beth repousse le beau et riche type qui ne s’intéresse à elle que pour la publicité que leur pseudo relation peut créer. Par certains points de vue je trouve que l’histoire ressemble un peu au diable s’habille en Prada même si le contexte de base est différent.
Et, bien sur, il y a un autre homme plus discret, et dont elle éprouve des sentiments contradictoires selon les moments.
Par contre, j’ai été agréablement surprise par le fait que la véritable histoire d’amour se révèle aux deux tiers du texte. On la voit ainsi évoluer malgré des obstacles et jusqu’au bout on ne sait pas si elle pourra fonctionner indéfiniment.
L’auteur parvient à nous faire apprécier les bonnes personnes et à nous faire détester celles cruelles ou sans réel intérêt au même rythme que le personnage principal.

A lire histoire de passer un agréable moment de détente sans trop se prendre la tête !

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