samedi 2 novembre 2013

Orgueil et préjugés de Jane Austen

Edition : Le livre de poche
Format poche
Parution : 30/11/2011

512 pages



Résumé : Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans de Jane Austen. Son histoire, sa question, est en apparence celle d'un mariage : l'héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett, qui n'est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui encore, l'épousera-t-elle ? Mais il apparaît clairement qu'il n'y a en fait qu'un héros qui est l'héroïne, et que c'est par elle, en elle et pour elle que tout se passe.
 
Mon avis : L’histoire débute vraiment selon un schéma classique de l’époque : une mère qui cherche à marier ses filles aux meilleurs partis du pays. Jane Austen ne nous fait pas tourner autour du pot pour connaître ce qui va en découdre tout le long du texte. Ce que j’aime dans les romans classiques c’est que les auteurs ne se perdent pas dans des descriptions sans intérêt. Ici, la situation est vite posée : les Bennett rencontrent M. Bingley et M. Darcy, et la mère voit voir là une occasion de caser ses filles ainées.
Jane incarne l’ainée de la famille. Elle est belle et charmante et attire sans mal l’attention de M. Bingley. Les autres personnages vont toutefois abuser de sa naïveté pour faire oublier son existence et ses sentiments à M. Bingley.
Elizabeth est la seconde fille. Belle a sa manière, et surtout très intelligente. Elle n’est pas du genre à accepter une demande en mariage facilement même si elle provient d’un parti avantageux. Ce n’est pas les mœurs mais plutôt ses sentiments et beaucoup sa raison qui vont guider ses choix. Elle se laisse tout de même influencer par les préjugés proférés à l’égard de M. Darcy. De plus, l’histoire que lui raconte M. Whickam,  un soldat à l’apparence trompeuse, la referme un temps dans cette vision fausse du premier homme. Finalement, Elizabeth ne se rend compte de ses sentiments qu’à partir du moment où toute union parait désormais impossible.
Lydia est vraiment le personnage qui m’est le plus insupportable (après sa mère et miss Bingley). A seulement seize ans, elle ne pense qu’à attirer le regard des soldats de passage. Elle ne se soucie guère de sa famille et de son éducation, et elle est même incitée à poursuivre sur cette route par sa mère ! En s’enfuyant avec M. Whickam à Londres, elle ne montre guère de respect vis-à-vis de sa famille qui voit son image se salir. De plus, lorsqu’elle revient mariée, elle ne présente aucune excuse et va même jusqu’à se montrer impudente auprès de ses sœurs et surtout lorsqu’elle déclare : « Maintenant, Jane, vous devez me céder votre place, puisque je suis une femme mariée » (cette réplique me donne vraiment envie de l’étrangler !!).
Les éléments du récit s’emboite petit à petit jusqu’à arriver à une fin heureuse pour à peu près tout le monde. La péripétie de la disparition de Lydia a permis à M. et Mme. Bennett une prise de conscience sur l’importance de donner une éducation à leur fille Kitty afin d’éviter toute déviance.
Ce roman retrace tous les aspects de la vie à cette époque. Le but était alors de marier ses filles au plus riche et influent des hommes, et cela nous fait rendre compte de la place réduite qu’occupe la femme. La réputation et la fortune que possède la famille est déterminante dans le mariage, et l’auteure nous ramène ici sur l’étude sociologique de classes sociales. Là encore, nous voyons le rôle primordial des mœurs et des normes implicites à la fois dures et qui restent figées et qui contrôlaient les sociétés.
Un style d’écriture plaisant et un roman que les générations n’auront de cesse de lire et relire !
Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans de Jane Austen. Son histoire, sa question, est en apparence celle d'un mariage : l'héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett, qui n'est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui encore, l'épousera-t-elle ? Mais il apparaît clairement qu'il n'y a en fait qu'un héros qui est l'héroïne, et que c'est par elle, en elle et pour elle que tout se passe.

3 commentaires:

  1. C'est un de mes classiques préférés! :)

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  2. Bonjour,

    Je me permets de vous laisser ce commentaire puisque j'ai vu que vous aviez fait une chronique sur une oeuvre de Jane Austen. Je pense que mon projet pourrait vous intéresser. Si ce n'est pas le cas, je vous prie de bien vouloir m'excuser de vous avoir déranger.

    Qui n'a jamais rêvé d'être Elisabeth Bennet ou encore Marianne Dashwood ? Cela vous ai maintenant possible avec Victorian Pleasure.

    Victorian Pleasure est un projet alliant le plaisir de la correspondance à l'enthousiasme et la créativité du rôle play en vous proposant d'incarner un personnages connu ou non du 19ème siècle.
    Vivez à travers vos échanges épistolaires (virtuels et/ou réels) la vie de votre personnage et menez le dans une épopée digne des romans Austeniens.

    Ce projet aura comme support : un site, un forum ainsi qu'une communauté facebook.

    Si ce projet vous intéresse, pourriez-vous remplir le formulaire suivant s'il vous plaît : https://docs.google.com/forms/d/1_bAChTFdF-4b_u_yD67NRt-vSOwEXRYCCa2EmFf1Qm8/viewform?c=0&w=1


    Par ailleurs, j'ai déjà un groupe facebook que vous pouvez rejoindre : https://www.facebook.com/groups/298485120354457/

    Merci d'avoir pris le temps de me lire.

    Si vous souhaitez plus d'informations à ce sujet, vous pouvez me contacter par ce mail : aaurord@gmail.com

    Bonne journée,

    Auror Dupin

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  3. Les classiques ne sont vraiment pas mon genre de prédilection, mais je dois avouer que celui-ci est un des meilleurs que j'ai pu lire :)

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