Affichage des articles dont le libellé est Historique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Historique. Afficher tous les articles

samedi 5 avril 2014

Belle Epoque d'Elizabeth Ross


Edition : Robert Laffont
Grand format
Parution : 14/11/2013
401 pages




Résumé : « Louez un faire-valoir, vous en deviendrez d'emblée plus attirante. »
Lorsque Maude Pichon s'enfuit de sa Bretagne natale pour échapper à un mariage dont elle ne veut pas, elle monte à Paris, ville-lumière en ébullition à la veille de l'exposition universelle de 1889. Hélas, ses illusions romantiques s'y évanouissent aussi rapidement que ses maigres économies. Elle est désespérément à la recherche d'un emploi quand elle tombe sur une petite annonce inhabituelle : « On demande de jeunes filles laides pour faire un ouvrage facile. » L'Agence Durandeau propose en effet à ses clients un service unique en son genre : le repoussoir. Son slogan ? « Louez un faire-valoir, vous en deviendrez d'emblée plus attirante. » Étranglée par la misère, Maude postule... Monsieur Durandeau a déjà amassé une petite fortune grâce à sa riche clientèle, et quand la Comtesse Dubern vient chercher une compagne pour Isabelle, sa fille aux idées bien arrêtées, Maude est immédiatement choisie comme faire-valoir idéal. Mais Isabelle ne sait pas que sa nouvelle « amie » n'est en fait que de location, et l'existence de Maude au sein de l'aristocratie repose entièrement sur sa capacité à garder ce lourd secret. Pourtant, plus elle en apprend sur Isabelle, et plus sa loyauté envers la Comtesse est mise à l'épreuve. Et plus la tromperie dure dans le temps, plus Maude aura à perdre...

Mon avis : Un roman sympa, bien écrit et original.
Au début de la lecture j’ai eu un peu de mal à comprendre l’histoire et le concept des repoussoirs qui sont assez complexes. Mais ensuite, l’auteure parvient à nous familiariser avec tout cela grâce à une plume simple et efficace.
Nous suivons Maude qui, pour payer son loyer et de quoi se nourrir, va devenir un « repoussoir », une personne louée pour sa laideur et qui met en valeur la personne se tenant à ses côtés.
Cette pratique est dégradante pour ces jeunes femmes sans cesse qualifiées par leurs défauts. Le comportement des personnes du grand Paris est très critiquable, elles ont peu de sens moral puisque, pour elles, les repoussoirs ne sont qu’un simple objet venant embellir leur beauté.
Maude va être confrontée à travers ce travail à la vie parisienne des riches personnes. Cette proximité avec le luxe l’enivre au point d’espérer d’appartenir à cette classe sociale. Mais, aussitôt le loueur mécontent de sa prestation, il n’hésitera pas à précipiter sa chute. Les riches sont ici vraiment montrés pour leur attitude détestable, seule compte pour eux la recherche du meilleur parti pour se marier, celui avec le plus grand titre de noblesse.
M. Durandeau, l’homme qui détient l’entreprise de repoussoirs, est également détestable. Il s’enrichit sur le dos des jeunes femmes, profitant de leur situation miséreuse, et sans gentillesse ni sympathie pour ses employés.
A travers ce roman, l’auteure nous montre que la beauté est un critère subjectif. Paul aime l’art sous ses formes particulières, loin des canons de la mode. Isabelle brille par son intelligence. Marie-Josée est d’une gentillesse à toute épreuve, une femme de caractère tout en étant une amie sur qui compter.
Cette histoire dénonce la pratique des nobles et surtout leur esprit étroit concernant la beauté et l’objectif d’une femme dans la vie. Dans cette époque qui se veut moderne, les individus conservent un esprit étroit empêchant toute liberté.
L’histoire est bien écrite. On est plongé dans l’histoire, soucieux du futur de Maude. Le récit tient un bon rythme. Dommage qu’il soit un peu trop court, j’aurais voulu plus de détails !
Pour finir, j’ai bien aimé lire la nouvelle de Zola qui est un auteur classique dont j’aime bien le style.
Certes, les styles des deux auteurs sont totalement différents (E. Ross se place dans un point de vue interne alors qu’E. Zola décrit un fait qu’on lui a raconté) mais ils apportent des points de vue différents et complémentaires. Pari gagné pour l’auteur.

En bref, une belle découverte que je vous conseille si vous désirez une histoire nouvelle, originale, et qui vous transporte à la découverte du passé.



mardi 18 février 2014

La Voleuse de livres





Réalisation : Brian Percival
Distribution : Twienthieth Century Fox
Titre original : The Book Thief
Date de sortie : 5 février 2014
Genre : Drame
Durée : 2H11

Bande d’annonce :



Synopsis :
L’histoire de Liesel, une jeune fille envoyée dans sa famille d’adoption allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle apprend à lire avec le soutien de sa nouvelle famille, et de Max, un réfugié Juif qu’ils cachent sous leurs escaliers. Pour Liesel et Max, le pouvoir des mots ainsi que leur propre imagination vont devenir leur seule échappatoire face à la guerre.


Mon avis :
Le film est très bien réalisé et le jeu des acteurs est super ce qui nous plonge facilement dans l’histoire. Même si au départ j’ai eu un peu du mal à me mettre dans l’histoire car je trouve que le début est vite fait, par la suite on commence à s’accrocher à Liesel et à être interpelés par sa vie.
Finalement, les deux heures et quelques défilent très rapidement, on est captivé par les scènes qui se déroule alors que nous suivons la petite fille, son évolution, et saluons son courage face aux épreuves.
Et la fin est très émouvante ! Je reconnais que quelques larmes sont apparues dans mes yeux, on ne peut pas rester insensibles face aux scènes qui se déroulent devant nous.
La petite chose qui m’a un peu gênée c’est le fait que beaucoup d’éléments du livre sont manquants ou ont été déformés. Par exemple, pour ne pas trop spoiler, normalement ce n’est pas Max qui donne le cahier d’écriture à Liesel. Mais après j’apprécie le fait que le réalisateur a essayé de rester le plus fidèle possible au roman. Et aussi je pense que ces détails différents me sont apparus clairement car j’avais fini le livre le matin même donc c’était encore tout frais dans ma tête.
Je n’ai pas ressenti toutes les émotions que celles qui m’ont traversée lors de la lecture du livre, peut-être me suis-je moins attachée au personnage dans le film. En fait, je pense que dans le livre les personnages n’avaient pas de visage hormis celui que je m’imaginais dans mon esprit, alors qu’ici on nous impose une image visuelle ce qui peut perturber notre vision des personnages. Mais les acteurs qui jouent très bien reflètent bien la personnalité qu’on a pu attribuer aux personnages au cours de notre lecture comme la bonté de Hans Hubermann qui se lit sur son visage, le courage et la détermination de Liesel…
En tout cas, le film montre bien la réalité du quotidien des familles allemandes pendant la seconde guerre mondiale, ainsi que les difficultés liés au manque d’argent pour se nourrir et tout. On voit bien que les enfants ne peuvent pas avoir de réelle enfance où règne l’innocence à cause de la jeunesse hitlérienne par exemple ou encore les bombardements qui les menacent. Et là encore on ne peut qu’admirer leur force car, malgré tout ils essaient de rester des enfants grâce à des petits plaisirs ou des jeux.
Le cadre est bien représenté à travers les décors de la ville, des maisons ainsi que les tenues et tout. Très belle réalisation visuelle ! Et aussi ils montrent bien la pauvreté des habitants qui, on s’en rend bien compte à la fin du film, sont vraiment très maigres sous leurs vêtements amples car ils ne peuvent pas se nourrir suffisamment.
En bref, c’est un très bon film, intéressant puisqu’il offre une vision nouvelle de la guerre vue du côté allemand, et ce même s’il est moins poignant que le roman (ce qui est souvent le cas des adaptations).
A ne pas manquer !

Vous pouvez retrouver mon avis sur le roman sur ce lien.


Source informations : Allociné

samedi 8 février 2014

La Voleuse de livres de Markus Zusak


Edition : Pocket
Format poche
Parution : 20/03/2008

640 pages



Résumé : Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité.
Liesel Meminger y est parvenu.
Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s'est arrêtée.
Est-ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ? Ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? À moins que ce ne soit son secret... Celui qui l'a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres...

Mon avis : Gros, gros, GROS coup de cœur pour ce roman. Une histoire qui nous captive du début à la fin.
Tout d’abord, j’ai bien aimé le fait que la narratrice soit la Mort. C’est à la fois une vision neutre, avisée, et qui nous donne envie d’écouter ce qu’elle a vu. Le ton employé est posé, bien tourné et fluide. On se laisse emportés par ce qui nous est raconté.
Ensuite, je trouve que le cadre de l’histoire est bien choisit : une petite ville d’Allemagne durant la seconde guerre mondiale. Très intéressant. Il offre un point de vue différent de celui d’autres romans sur la guerre qui se passent le plus souvent en France ou dans un camp de concentration. Ici, on suit tout simplement le quotidien d’une famille allemande.
Liesel, l’héroïne de l’histoire, est très attachante. On la voit grandir pendant plusieurs années et on compatit à ses malheurs : la mort de son frère, la perte d’un ami, etc. Cela nous montre que, durant cette période, et même en Allemagne, les enfants n’ont pas le droit à l’innocence de la jeunesse. Cette petite fille est d’autant plu impressionnante car elle ne se plaint jamais, elle est forte et courageuse. Un très bon exemple de vie.
Le moteur de sa vie est les livres qui ont croisés sa route. Grâce à son père, Hans Hubermann, elle a appris à lire. Tout au long du roman, en cas de coups durs, Liesel va chercher de nouveaux livres quitte à les voler puisqu’elle n’a pas de quoi s’en acheter.
Les autres personnages sont aussi admirables. Hans est un père protecteur envers Liesel et courageux vis-à-vis des nazis avec lesquels il ne partage pas du tout les idéologies. Il n’a pas peur des représailles des autorités sous le régime d’Hitler.
La mère Rosa est également courageuse et cache un vrai cœur d’artichaut, malgré les insultes qu’elle lance à longueur de temps. Tous les personnages ont un rôle spécifique à jouer mais si je les détaille tous je n’aurais jamais fini !
Je termine du côté des personnages avec Max, le juif que cachent les Hubermann. Menacer par le régime nazi, il retrouve un foyer dans cette famille et va créer des liens d’amitié très forts avec Liesel, ce qui lui redonne goût à la vie. Les petites histoires qu’il lui a laissées et ses dessins sont très beaux et très touchants. Bref, ils sont poignants.
Ce roman est un mélange d’émotions : compassion, tristesse, émerveillement… Impossible de rester indifférent.
La trame du récit est impeccablement tracée. L’auteur nous emporte à travers ses mots. On ne s’y perd pas et ce malgré les allers-retours dans le temps. Chaque événement est narré au bon moment, rien n’est laissé au hasard dans ce texte.
Pour finir, l’auteur dénonce le pouvoir des mots, qui, dans les mains de personnes savant les manier comme des armes comme Hitler, peuvent influencer les hommes au point de leur faire commettre des massacres de millions d’hommes, de créer en eux des attitudes hostiles envers d’autres hommes et ici les juifs. Et même les individus qui sont pauvres ne peuvent s’empêcher de dire « Heil Hitler », même si leur situation n’est pas celle qu’on leur avait promis (par exemple, tous ceux dont les enfants meurent au combat).
Un dernier mot : même si je ne parle pas allemand, j’ai beaucoup apprécié le fait qu’il y ait pleins d’expressions et de mots de la langue. Cela nous plonge encore plus dans l’histoire, on a l’impression d’avoir un jour visiter la petite rue Himmel.
En bref, un récit poignant, émouvant. Impossible de ne pas tirer leçon de la vie de la petite fille. Le style de l’auteur est fluide et nous porte à travers les pages. Un gros coup de cœur que je vous conseille de livre si ce n’est pas encore fait !



Ce roman a été lu dans le cadre d'une LC sur Livraddict (lien). Découvrez les avis des autres participants :
-Klo
-Prettybooks

mercredi 29 janvier 2014

Damné T1 : L'héritage des cathares de Hervé Gagnon


Edition : Pocket
Format poche
Parution : 003/01/2013

544 pages



Résumé : Né en 1185 en pays Cathare, Gondemar, fils du seigneur de Rossal, n'est pas un enfant comme les autres. Il est né voilé, signe de malédiction. À 14 ans, il fait la connaissance de Bertrand de Montbard, ancien templier et maître d'armes redoutable qui protège le village des brigands. Au fil des années, Gondemar devient un guerrier féroce. Jusqu'au jour où il est assassiné. 
Après un séjour en enfer, il revient d'entre les morts avec pour mission de protéger « la Vérité ». L'enjeu de cette quête ou vont s'affronter Cathares, Templiers, Croisés et Parfaits : le salut de son âme !

Mon avis : Une incroyable lecture qui m’a scotchée ! C’est un roman historique et sombre qui nous plonge au cœur des croisades et de la religion à l’époque.
L’histoire démarre avec l’enfance du personnage principal. Son récit nous permet de comprendre sa face sombre et pourquoi il est devenu un damné. Nous accrochons plutôt bien à ce personnage grâce au récit à la première personne qui nous permet de connaître ses motivations et ses sentiments.
C’est un roman sombre qui nous montre les crimes commis par les brigands mais aussi par la religion pendant les croisades.
L’auteur nous fait entrer dans cette époque et nous fait revivre la croisade contre les cathares. Cela apporte un point de vue historique très appréciable pour comprendre ce qu’il s’est passé à l’époque, à quel endroit et par qui. Cette croisade montre la détermination de l’Eglise à éradiquer tous les hérétiques, ceux qui refusent la religion telle qu’elle la présente. En effet, le Pape et son émissaire n’hésitent pas à donner l’ordre de tuer tous les cathares mais aussi les innocents (comme les femmes et les enfants) et cela sous couvert qu’il s’agit de la volonté de Dieu. Cependant, à la fin, lorsque l’on découvre la Vérité, nous nous rendons compte que ses motivations pouvaient être plus sombres.
De plus, tout au long au long de notre lecture, l’auteur nous présente les dérives de la guerre : violences gratuites, viols, ruine, etc.
Le récit est bien rythmé et s’accélère une fois que Gondemard a reçu sa mission. Il y a plusieurs rebondissements et peu à peu des mystères s’éclaircissent. Nous apprenons à connaître les cathares et leur secret.
Pour conclure, j’ai adhéré à ce roman rythmé, intriguant et sombre. La réalité des croisades est frappante. J’ai hâte de poursuivre cette lecture avec le second tome.
En bref, je le conseille pour tous les amateurs de romans ésotériques.